Illustration Cinéphile (2016)

Les meilleurs films de 2016 selon Marius Jouanny

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par Marius Jouanny est une réponse au sondage Les meilleurs films de 2016
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    Bande-annonce

    Anomalisa (2016)

    1 h 30 min. Sortie : . Animation.

    Long-métrage d'animation de Duke Johnson et Charlie Kaufman avec Jennifer Jason Leigh, David Thewlis et Tom Noonan

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  • 2
    Bande-annonce

    Midnight Special (2016)

    1 h 51 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Jeff Nichols avec Michael Shannon, Joel Edgerton, Kirsten Dunst

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  • 3
    Bande-annonce

    La Tortue rouge (2016)

    1 h 20 min. Sortie : . Aventure.

    Long-métrage d'animation de Michael Dudok de Wit avec Emmanuel Garijo, Tom Hudson, Baptiste Goy

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  • 4
    Bande-annonce

    Premier contact (2016)

    Arrival

    1 h 56 min. Sortie : . Science-fiction, drame et thriller.

    Film de Denis Villeneuve avec Amy Adams, Jeremy Renner, Forest Whitaker

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  • 5
    Bande-annonce

    The Witch (2016)

    The VVitch: A New-England Folktale

    1 h 32 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Robert Eggers avec Anya Taylor-Joy, Ralph Ineson, Kate Dickie

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  • 6
    Bande-annonce

    Les 8 Salopards (2015)

    The Hateful Eight

    2 h 47 min. Sortie : . Thriller et western.

    Film de Quentin Tarantino avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh

    Séances de cinéma (2 salles)
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  • 7
    Bande-annonce

    Le Garçon et la Bête (2015)

    Bakemono no Ko

    1 h 58 min. Sortie : . Aventure et animation.

    Long-métrage d'animation de Mamoru Hosoda avec Kumiko Asô, Lily Franky, Suzu Hirose

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  • 8
    Bande-annonce

    The Revenant (2015)

    2 h 36 min. Sortie : . Aventure, drame et fantastique.

    Film de Alejandro González Inárritu avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Will Poulter

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  • 9
    Bande-annonce

    Mademoiselle (2016)

    Ah-ga-ssi

    2 h 24 min. Sortie : . Drame, thriller, romance et Érotique.

    Film de Park Chan-wook avec Kim Min-hee, Kim Tae-ri, Ha Jung-woo

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  • 10
    Bande-annonce

    Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie (2016)

    Ta'ang

    2 h 28 min. Sortie : .

    Documentaire de Wang Bing

    Cela faisait pas mal de temps que je lorgnais de l’œil le travail du documentariste Wang Bing sans passer à l’acte : je le découvre enfin avec son dernier film tout juste sorti, « Ta’Ang ». Suivant le périple d’un peuple exilé en Chine par la guerre, le cinéaste pose sa caméra et la déplace sans relâche parmi ces familles dans la tourmente, proposant à la fois un document ethnographique et historique formidable, et une plongée presque intimiste dans la vie de ces femmes et ces enfants jetés au bord de la route. Peu habitué à une introspection aussi austère, je dois dire que le film ne m’a pas captivé de bout en bout : en continuant de filmer là où tout documentariste arrête la caméra, les longs silences, moments d’attente, d’autres dans l’obscurité quasi-complète, Wang Bing ne prend pas le spectateur par la main.

    Mais sa démarche en devient purement et viscéralement cinématographique : pas de voix-off, pas d’effet de rythme artificiel, seulement des corps et des âmes dans une lutte vitale paradoxalement très douce, car basée sur l’inactivité permanente. Puis, la manière dont le conflit est évoqué en toile de fond, par des coups de fil aux proches et au détour de quelques regards inquiets, foudroie de subtilité. Mon seul regret est d’avoir suivi le destin de trop de familles pour m’attacher suffisamment à chacune d’entre elles. L’empathie est néanmoins présente, et se ressent à chaque seconde dans l’œil de Wang Bing qui, se faisant tout petit derrière sa caméra, propose un regard d’une modestie et d’une bienveillance irréprochable. Enfin, la dilatation du temps procure une sensation nouvelle, qu’il me tarde d’expérimenter à nouveau (avec « A l’Ouest des rails » par exemple, un autre film du réalisateur à la durée pharamineuse de 9 heures) : celle d’être petit à petit absorbé par l’exigence rythmique du documentaire, jusqu’à une osmose certes venant tardivement, mais d’autant plus marquante, au détour notamment d’une scène de vie nocturne éclairée par une seule bougie vacillante.
  • 11
    Bande-annonce

    Nocturama (2016)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Bertrand Bonello avec Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers, Hamza Meziani

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  • 12
    Bande-annonce

    Elle (2016)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Paul Verhoeven avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Anne Consigny

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  • 13
    Bande-annonce

    Comancheria (2016)

    Hell or High Water

    1 h 42 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de David Mackenzie avec Jeff Bridges, Ben Foster, Chris Pine

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  • 14
    Bande-annonce

    The Neon Demon (2016)

    1 h 58 min. Sortie : . Thriller, drame et Épouvante-horreur.

    Film de Nicolas Winding Refn avec Elle Fanning, Jena Malone, Bella Heathcote

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  • 15
    Bande-annonce

    Ma vie de Courgette (2016)

    1 h 06 min. Sortie : . Drame.

    Long-métrage d'animation de Claude Barras avec Gaspard Schlatter, Sixtine Murat, Paulin Jaccoud

    Séances de cinéma (2 salles)
    Alors que le cinéma d’animation japonais subit une certaine traversée du désert (« Le Garçon et la bête » est l’une des seules exceptions notables, et ce n’est pas le médiocre « Your Name » qui inverse la tendance à mon sens) et que Pixar s’embourbe dans des suites peu attrayantes (« Le Monde de Dory », et bientôt « Cars 3 ») il est en train d’émerger sérieusement un courant européen plus réjouissant que jamais, à la marge des blockbusters. Pour l’année 2016, s’ajoutant notamment à « La Tortue Rouge » et « La jeune fille sans mains », « Ma vie de Courgette » constitue l’une de ses réussites, qui plus est au box-office. En une heure, Claude Barras dont c’est le premier long-métrage matérialise une vision de l’enfance irrésistible et singulièrement émouvante. Le microcosme de cet orphelinat composé de moins d’une dizaine d’enfants et d’un couple d’adultes bienfaiteurs est certes très largement idéalisé, mais la vision de la cellule familiale fragilisée pour ne pas dire morbide (Courgette tue sa propre mère par accident en intro) qui lui est opposée ne manque pas de noirceur.

    Plaisir visuel de chaque instant que seul le stop-motion, qui plus est ici en pâte à modeler, peut procurer, le métrage n’essouffle jamais son rythme en brisant l’unité de lieu (par un sublime séjour en vacances à la montagne, entre autres) et en introduisant un élément perturbateur un peu caricatural mais salvateur pour la dramaturgie. Il s’agit d’une tante acariâtre qui veut récupérer sa nièce (l’amoureuse de Courgette) pour toucher des aides de l’Etat. Par un retournement astucieux, le film lui oppose finalement une reconstitution d’une cellule familiale jusque-là rejetée, qui cristallise l’émotion dans une scène de fin où mes yeux étaient curieusement mouillés (sûrement une poussière !). Tout cela manque clairement d’une certaine lucidité sur les conditions sociales, mais il constitue ainsi un havre de paix régressif où les enfants s’interrogent en permanence sur leurs émotions (un tableau leur permet d’exprimer leur humeur du jour, idée géniale) et même leur sexualité. Tout cela étant introduit de manière assez subtile pour un éloge de l’amour pur comme on en voit peu.
  • 16
    Bande-annonce

    Merry Christmas Mr. Mo (2017)

    Meri Keuriseumaseu Miseuteo Mo

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Lim Dae-Hyung avec Ki Joo-Bong, Oh Jung-Hwan, Go Won-Hee

    Quel plaisir de terminer un festival par son meilleur morceau ! « Mr. Mo » a tout du premier film attachant et réjouissant. Derrière les archétypes qu'il présente (le vieux veuf mutique et solitaire, son fils en pleine crise d'adolescence tardive…) et qu'il dépasse superbement par une grande expressivité, il propose une comédie dramatique hilarante et pathétique, toujours étonnante et jamais en-dessous de ses modestes ambitions. Voulant renouer avec son fils en lui proposant de faire un film avec lui, le personnage de Mr. Mo dégage une sensibilité typiquement asiatique : terriblement pudique, et pourtant très vivante. Accompagnant ce récit bien écrit, la forme n'a rien d'extraordinaire. Elle a en fait le mérite de plus en plus rare de se faire oublier au profit de l'émotion narrative et des rapports complexes développés entre les personnages. C'est classique, mais loin d'être vain, car la mise en scène en noir et blanc est indéniablement élégante, et très solide, ne lâchant jamais la pertinence du récit qui reste drôle, inventif et émouvant jusqu'à la dernière seconde. Rien ne manque dans cette histoire qui se concentre sur l'essentiel, ce trio familial improbable, tous les éléments gravitant autour d'eux ne faisant que les étoffer et leur donner une consistance inattendue au vue du postulat de départ.
  • 17
    Bande-annonce

    La Jeune Fille sans mains (2016)

    1 h 13 min. Sortie : . Drame.

    Long-métrage d'animation de Sébastien Laudenbach avec Anaïs Demoustier, Jérémie Elkaïm, Philippe Laudenbach

    L’affirmation du cinéma d’animation français ne se réalise pas que par des productions matériellement ambitieuses : je n’avais jamais vu un générique de fin aussi court pour un long-métrage en animation traditionnelle, et au vu du sublime résultat de « La jeune fille sans main », on peut dire que le manque de moyens a parfois du bon. L’épure qui se déploie durant ces 1H20 enchante avec grâce et légèreté : les décors sont posés en quelques traits et autant d’aplats, les personnages esquissés aussi simplement, il n’y a plus qu’à procurer au tout un mouvement qui, plus qu’un cache-misère, participe pleinement à l’émotion du film. C’est bien la première fois que je vois une telle idée visuelle : en faisant constamment apparaître et disparaître les corps au gré de leurs mouvements, Sébastien Laudenbach signifie la fragilité affective de ses personnages avec une subtilité désarmante.

    Certes, il ne s’agit après tout que de l’adaptation d’un conte des frères Grimm, sans grande audace narrative. Mais la simplicité du récit, en plus de s’accorder avec le style d’animation, laisse toute sa place à la sensualité des scènes, à la douceur des gestes et des expressions, à un naturalisme émerveillant. Rien de nouveau sous le soleil avec ce déchirement familial qui pointe la cupidité humaine, pour mieux prôner une recomposition affective faisant l’éloge du dévouement à l’autre. Mais la démarche formelle charme à elle seule, et sans parvenir à renouveler les codes du conte classique, ceux-là se trouvent sublimés avec une originalité indéniable.
  • 18
    Bande-annonce

    Dead Slow Ahead (2015)

    1 h 14 min. Sortie : octobre 2015.

    Documentaire de Mauro Herce

    Voir critique.
  • 19
    Bande-annonce

    Je suis le peuple (2016)

    1 h 51 min. Sortie : .

    Documentaire de Anna Roussillon avec Farraj Abdelwahid

    Ce documentaire caméra à l'épaule nous plonge en plein cœur de la révolution égyptienne de 2011... Vu du point de vue d'un village de la campagne égyptienne. C'est précisément ce parti-pris étonnant qui fait la force du film : en filmant une population indirectement concernée par les ébullitions du Caire (ils suivent tout de même l'actualité depuis la télé, la radio et les journaux) la documentariste veut montrer le réel impact de la révolution égyptienne : des changements qui n'en sont pas vraiment. Tout l'échec du printemps arabes est montré avec une objectivité pertinente, un recul à travers les différentes personnes suivies dans le film (essentiellement des paysans) qui débattent sur l'avenir du pays plus par spéculation ou mouvement de foule que par réel inclination politique. Le pessimisme du film n'est pas tranché, car il montre que le combat politique efficace réside avant tout dans l'implication au niveau local, et certainement pas en mettant son bout de papier dans l'urne. Une réflexion indéniablement bien construite.
  • 20
    Bande-annonce

    Paterson (2016)

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jim Jarmusch avec Adam Driver, Golshifteh Farahani, Barry Shabaka Henley

    N’ayant pas vu de film de Jim Jarmusch avant celui-ci sorti il y a quelques semaines (oui, honte à moi !) je n’ai aucune légitimité à en écrire une critique structurée. En l’état, je peux toujours donner un avis rapide sur ce film, loin de l’impression de film d’auteur auto-contemplatif et déconnecté de son spectateur que laisse certaines séquences. Car au-delà de quelques faiblesses rythmiques et mimiques visuelles un peu poussives, la proposition de « Paterson » est délectable : s’immerger durant sept jours dans la vie d’un chauffeur de bus du New Jersey tellement anonyme qu’il porte le nom de sa propre ville. Puis se rendre compte rapidement que son âme de poète, toujours le carnet à la main pour écrire des vers, lui confère une force vitale hors du commun. Là est tout le paradoxe du film : il distille une poésie du réel, côtoie l’onirisme sans jamais l’embrasser, car l’idéalisme de couple sans prétention (la compagne de Paterson est d’ailleurs à se damner de candeur parfois à la limite de l’écœurement sans jamais cesser d’être adorable) traverse tout au long du film des dissonances les ramenant à la réalité.

    Tous les autres personnages du film (excepté deux, aussi poète) sont en effet des âmes tourmentées, incomprises de ceux qu’ils aiment et incapables de voir le verre à moitié plein. Au milieu de cela, le flegme anglais de Paterson impose un épicurisme revivifiant, par cet exercice constant d’arrondir les angles et de capter toute la consistance du banal. La mise en scène de Jarmusch est très sensuelle, sa caméra posée donne à voir des tableaux aussi touchants qu’une discussion cocasse sur l’anarchisme entre deux ados (belle hommage à Wes Anderson, en passant) ou qu’un magnifique baiser sur la joue au réveil. Plus qu’une ode à l’écriture poétique et à la tranquillité urbaine du lieu, le film traduit la thèse de Kierkegaard énoncée dans « La Répétition » : le vrai bonheur est celui de pouvoir tirer du plaisir de chaque action répétée. S’il y a peut-être quelque chose de convenu dans la conclusion du film et dans son déroulement déroutant puisque sans véritables éléments perturbateurs, il ne faut pas oublier que c’est précisément l’intention du réalisateur.
  • 21
    Bande-annonce

    Rogue One : A Star Wars Story (2016)

    2 h 13 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Gareth Edwards avec Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn

    voir critique.
  • 22
    Bande-annonce

    A Perfect Day (Un jour comme un autre) (2015)

    A Perfect Day

    1 h 46 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Fernando León de Aranoa avec Benicio Del Toro, Tim Robbins, Olga Kurylenko

    A perfect day est typiquement le genre de petite production sans prétention mais parfaitement huilée qu'on aimerait voir plus souvent. Mettant en scène un duo d'acteurs exceptionnels (Benicio del Toro et Tim Robbins) il développe une chronique pittoresque aux personnages truculents sur un groupe d'aide humanitaire se déployant en Bosnie dans les années 90. Bien écrit (les dialogues notamment), bien rythmé, il est difficile de lui reprocher quoi que ce soit, si ce n'est une utilisation un peu trop systématique de l'intermède musicale (défaut de plus pardonnable, la bande-son rock déchire, entre Velvet Underground et reprise de U2). A vrai dire, le film fait preuve d'une ironie mordante, se détachant du pathos par un humour à la fois acerbe et rafraîchissant, pour mieux reprendre son sérieux dans quelques scènes à l'émotion réussie. Bref, encore un film trop passé inaperçu en vue de ses qualités : bien qu'il reste mineur et sans trop d'ambition dans son propos, il est foutrement réjouissant.
  • 23
    Bande-annonce

    Fuocoammare, par-delà Lampedusa (2016)

    Fuocoammare

    1 h 49 min. Sortie : . Drame.

    Documentaire de Gianfranco Rosi

    Des images comme celle de ce corps d’enfant échoué sur les plages méditerranéennes ont beau réveiller les consciences sur le sort des réfugiés voulant rejoindre l’Europe, leur immédiateté verse trop dans le spectaculaire pour comprendre l’aspect persistant du phénomène, une tragédie quotidienne qui a lieu sous nos yeux sans affecter notre confort occidental. C’est donc par le contraste entre l’évocation de la vie ordinaire d’une poignée d’habitants du Lampedusa et celle des centaines de réfugiés agonisant dans des épaves au large de l’île que le documentariste Gianfranco Rosi trouve une pertinence et une consistance dans son propos, en plus d’une image léchée et d’un très appréciable sens du cadre.

    Jusqu’à un certain point pourtant, on peut craindre que cette binarité qui ne manque pas de liant (le médecin de famille des classes populaires est aussi celui qui part au secours des sinistrés) euphémise le sort des victimes en le mettant en rapport avec des scènes bucoliques de pêche sous-marine, de tir au lance-pierre et de dégustation de spaghetti aux anguilles. Lorsque vient l’abordage frontal d’une barque de réfugiés, où les adolescents en déshydratation sont portés à bras-le-corps, bientôt suivis des lugubres corps sans vie enveloppés de sacs, la réalité explose à la figure et saisit avec d’autant plus de force. La vie de ces italiens paisibles sur cette île au ciel gris n’en devient pas pour autant absurde, mais précieuse et habitée, tout comme ce groupe de réfugiés de guerre ayant fui les prisons libyennes et chantant leur soulagement d’être encore de ce monde après la traversée. Tous ne peuvent pas en dire autant, hélas (je n’aurai pas l’indécence de vous sortir les chiffres…).
  • 24
    Bande-annonce

    Jodorowsky's Dune (2013)

    1 h 30 min. Sortie : . Science-fiction.

    Documentaire de Frank Pavich avec Alejandro Jodorowsky, Amanda Lear, Brontis Jodorowsky

    Voir critique.
  • 25
    Bande-annonce

    Tu ne tueras point (2016)

    Hacksaw Ridge

    2 h 19 min. Sortie : . Biopic, drame, historique et guerre.

    Film de Mel Gibson avec Andrew Garfield, Teresa Palmer, Sam Worthington

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  • 26
    Bande-annonce

    Toni Erdmann (2016)

    2 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de Maren Ade avec Peter Simonischek, Sandra Hüller, Michael Wittenborn

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  • 27
    Bande-annonce

    Tout en haut du monde (2016)

    1 h 20 min. Sortie : . Animation, aventure et drame.

    Long-métrage d'animation de Rémi Chayé avec Christa Theret, Féodor Atkine, Thomas Sagols

    Comme pour la plupart des films d'animations français récents, je ressors de ce "Tout en haut du monde" satisfait mais aussi frustré. Quand les talents de l'animation français daignent rester dans leur pays pour produire des longs-métrages, cela vaut en soi le coup d'être acclamé ! Ils y développent des univers souvent charmants, aux pattes visuelles pour le moins accrocheuses (on peut citer "Le tableau" ou "Avril et le monde truqué" que je n'ai pas encore vu pour les plus récents) et celui ci ne déroge pas à la règle.

    Seulement, ce n'est pas une raison pour passer outre des faiblesses qui persistent, principalement due à une écriture qui n'est pas à la hauteur du reste. Certes, cette quête initiatique d'une ado aristocrate de Saint-Petersbourg qui part au pôle Nord en bateau à la recherche de l'expédition portée disparue de son grand-père est efficace, touchante même. Mais il n'y a pas grand-chose, dans les rebondissements, personnages secondaires, dramaturgie générale, à se mettre sous la dent. Cela manque de l'ampleur, ne lorgnant ni vers le rythme au cordeau des films d'animations américains, ni vers la mélancolie des japonais : cette fadeur de registre empêche ma complète adhésion malgré toutes les bonnes choses à retirer de ce film. Les films d'animations français se montrent de plus en plus nombreux ces derniers temps, et un nouvel arrivant de grande envergure comme l'adaptation de la BD "Zombillénium" l'année prochaine ne peut être que réjouissante. On est vraiment pas loin de développer un vrai filon, alors un peu plus d'ambitions dramatiques et la prochaine fois sera la bonne !
  • 28
    Bande-annonce

    Spotlight (2015)

    2 h 08 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Tom McCarthy avec Rachel McAdams, Mark Ruffalo, Michael Keaton

    Je ressors de "Spotlight" comme devant tout bon film sur le journalisme d'investigation, c'est-à-dire exalté, fier de savoir que, parfois, le cinquième pouvoir peut véritablement se placer à l'encontre des institutions. C'est typiquement le genre de film qui peut faire naître des vocations tellement le métier qu'il décrit est passionnant, tout comme l'affaire traitée (une vaste dissimulation par l'Eglise et la justice de viols pédophiles commis par de nombreux prêtres à Boston). Le rythme, l'image y sont irréprochables, et au bout d'une demi-heure la machine est lancée à toute berzingue pour ne plus s'arrêter.

    Seulement, je repense à la profondeur psychologique et familiale et à la réalisation atypique qu'exposent "Révélations" de Micheal Mann, tandis que "Sportlight" ne présente pas la vie privée de ses personnages et propose une mise en scène somme toute classique. je repense au rythme lancinant et fascinant de "Zodiac" de Fincher, à la virtuosité des "Hommes du Président"... Et je ne peux m'empêcher de penser que ce "Spotlight" souffre quelque peu de la comparaison, tout en méritant assez peu son Oscar du meilleur film, avec des mastodontes comme "The Revenant" et surtout "Mad Max : Fury Road" face à lui. Reste que quand c'est bien fichu, le cinéma sur le journalisme d'investigation a d'office une étincelle de magie filmique.
  • 29
    Bande-annonce

    Merci Patron ! (2016)

    1 h 24 min. Sortie : . Comédie.

    Documentaire de François Ruffin avec François Ruffin et Bernard Arnault

    Documentaire militant jubilatoire contre le monde de la finance et plus précisément Vincent Bolloré et son groupe LVMH, ce "Merci Patron !" gonfle à bloc. Ses partis-pris de spontanéité, de fraîcheur mêlée à l'efficacité de l'action politique ambitieuse le rendent passionnant : tout part d'une famille victime des licenciements abusifs du groupe industriel en question sur le point de perdre toute leurs possessions. François Ruffin, rédacteur en chef du journal "Fakir", acteur principal et réalisateur de ce documentaire s'insinue comme le ver dans la pomme, aide cette famille et rabaisse LVMH à un chantage dont il ressortira gagnant sur toute la ligne. Le mécanisme ô combien délectable menant à la victoire des ouvriers délaissés sur le pragmatisme de la compétitivité est d'ailleurs proprement machiavélique : l'équipe du film redouble chaque fois plus de ruse pour rouler Bolloré dans la farine. Infiniment précieux et constructif, s'inscrivant dans une actualité brûlante le rendant indispensable "Merci Patron !" est le fer de lance d'une contestation politique montante en France qui, on pourrait l'espérer, retirera peu à peu au FN le monopole du soutien des classes populaires.
  • 30
    Bande-annonce

    Zootopie (2016)

    Zootopia

    1 h 49 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et policier.

    Long-métrage d'animation de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush avec Jason Bateman, Ginnifer Goodwin, Idris Elba

    Séances de cinéma (2 salles)
    Voir critique.
  • 1
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