Un traquenard pour le public et l'arnaque de l'année !

  • En me déplaçant en salles mercredi, j'espérais enfin vibrer devant l'adaptation de ce mythe d'Internet, mais la douche froide a été immédiate et monumentale : pour moi, ce film est une arnaque pure et simple, un produit marketing creux déguisé en cinéma d'auteur. Je refuse de mâcher mes mots car je considère que c'est un traquenard pour le public qui s'est déplacé en masse en espérant de l'angoisse et qui se retrouve piégé face à un mur d'ennui.
  • ​Si l'on décortique l'écriture du scénario, le constat est d'une pauvreté affligeante car toute l'intrigue tient sur trois lignes et s'avère totalement incapable de justifier un format long. Kane Parsons et l'équipe de production ont confondu le minimalisme mystérieux avec le vide narratif le plus total, ce qui fait qu'il n'y a pas de scénario pour guider le spectateur, aucun fil conducteur, aucun enjeu dramatique tangible auquel se raccrocher, et surtout il n'y a pas de fond pour nourrir la moindre réflexion ou susciter une véritable peur.
  • ​Cette absence cruelle de matière scénaristique se répercute de plein fouet sur les acteurs, notamment ceux qui incarnent les scientifiques de la fondation ASYNC ou les malheureux égarés dans le complexe. Ils se retrouvent condamnés à errer sans but, à prononcer des banalités techniques ou à simuler une panique répétitive sans aucune profondeur psychologique à défendre.
  • ​Concernant la réalisation, le passage au grand écran met en lumière toutes les limites du concept puisque la mise en scène se résume à une succession de travellings interminables dans des couloirs jaunes tapissés de moquette humide, un effet de style qui fonctionne cinq minutes sur YouTube mais qui devient une torture soporifique au cinéma. Le montage est d'une lenteur somnifère, abusant de plans fixes et de bourdonnements de néons irritants pour combler le vide, prouvant de minute en minute qu'il n'y a pas grand-chose à sauver dans ce marasme visuel où l'angoisse est aux abonnés absents.
  • ​Je n'ai pas aimé ce film parce qu'il méprise le format cinéma en vendant du vent sous une étiquette branchée, transformant une excellente idée d'ambiance en un tunnel d'ennui abyssal et prétentieux.
  • ​En guise de conclusion, cette adaptation est la preuve flagrante qu'on ne fait pas un film de deux heures avec un simple décor et trois bruits de pas, confirmant mon impression que ce projet est une véritable arnaque commerciale qui a totalement tué le mythe des Backrooms en voulant le monétiser sur grand écran.
DirtyVal
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le 19 juin 2026

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DirtyVal

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