Les acteurs sont plutôt bons pour des rôles qui leur demandent de surjouer. Surtout l'actrice qui joue Nikki.
Mais les personnages sont aussi épais qu'un timbre poste, et leurs personnalités respectives tiennent dans ce format. On a des personnages-rôles, et des rôles archétypaux, comme d'habitude.
L'ambiance d'horreur est très mal maîtrisée, voire pas du tout. Il y a une demi-surprise, dans une bagnole la nuit, mais, franchement, dès que j'ai lu le synopsis du film, je m'attendais déjà à cette scène. Quand le film a commencé, j'avais fait un décompte dans ma tête du temps que prendrait chaque lieu commun pour apparaître à l'écran. Elle, elle va crever, lui, il va crever, et ensuite, il va crever, et elle, peut-être, on sait pas. Crever/pas crever, c'est tout ce qu'il y a à dire dans l'horreur ? Il n'y a pas de choses plus subtiles à dire ?
En fait, quand j'ai vu le synopsis, et le fait que c'était fait par un 'ricain, je m'attendais déjà à voir un hors-sujet. Comme l'ont souligné d'autres critiques, la toxicité a été inversée, c'est plus la fille qui apparaît toxique que le mec, qui ne se remet jamais en cause, sauf une fois qu'il a été impliqué personnellement dans l'irréversible. En tout cas, le propos du film tombe encore dans le machisme. Le personnage principal, c'est pas un romantique, c'est un idiot. Pas attachant du tout. Avec le charisme d'une huître de surcroît.
Eeeeeet c'eeeeeeeest leeeeent. Bordel, c'est lent, c'est concon, c'est planplan, c'est lent, c'est pas posé, rien n'est posé, c'est juste neurasthénique.
Bah, je ne m'attendais pas à ce qu'un ricain sache exprimer des sentiments. Ce film est creux. Il y a l'apparence de l'horreur, mais sans rien derrière, on ne ressent rien, c'est juste des images.
Le film souhaite alterner la comédie et l'horreur. C'est pas impossible. Mais c'est certainement pas des bulldozers qui y arriveraient.
Ce film cherche à provoquer la peur. Mais si l'auteur commençait plutôt par s'exprimer honnêtement...
Au final, le propos est pitoyable, car la personne principale se retrouve à devoir gérer une situation qui lui a été imposée, sans témoin vivant pour confirmer la réalité des événements.
Dans l'absolu, je ne suis pas contre une histoire amorale, bien au contraire, mais c'est autre chose de laisser le public face à une histoire gratuitement injuste et cruelle, c'est frustrant, comme c'est le cas ici.
Le dénouement enfonce le public dans un cul-de-sac frustrant.