Je sors de la salle avec un sentiment... de médio-critude. Je ne peux pas dire que j'ai détesté Predator: Badlands, mais de là à dire que j'ai adoré, il y a un fossé grand comme le cratère qu'ils ont traversé dans le film.
5/10 c'est la note que je donne à ce septième opus de la saga, et voici pourquoi :
- Je l'attendais, ce nouveau Predator, surtout après Prey. L'idée de suivre un jeune Predator paria et de le voir s'allier à Thia (Elle Fanning) pour une sorte de road trip futuriste... sur le papier, c'était excitant ! J'étais prêt pour un nouveau souffle, une exploration plus profonde de la culture Yautja.
Ce qui a fonctionné :
- J'ai trouvé que les effets visuels étaient globalement réussis. Le design du nouveau Predator, même s'il parle et se montre sans casque (une décision que je trouve audacieuse, pour le meilleur ou pour le pire), a quelque chose de menaçant. Et la première moitié du film, avec l'établissement de la relation inattendue entre le Predator et Thia, avait un bon rythme et un certain charme.
- Ce qui n'a pas fonctionné : Malheureusement, l'histoire s'est essoufflée pour moi. Le voyage vers "l'adversaire ultime" est devenu un peu trop décousu. J'avais l'impression de regarder une série d'escarmouches sans véritable enjeu émotionnel. J'ai eu du mal à m'attacher pleinement aux motivations de Thia, et le Predator, en tant que "héros", perd une partie de son aura mystérieuse qui faisait le sel de la franchise. Le dialogue... il était souvent simpliste là où j'espérais plus de complexité. J'attendais une vraie profondeur, et j'ai eu l'impression d'un scénario qui a pris la voie de la facilité.
En fin de compte, je suis resté avec un sentiment d'inachevé. C'est un film qui tente des choses, ce que j'apprécie, mais qui n'arrive pas à les lier en un tout satisfaisant. Si vous êtes un fan inconditionnel, vous y trouverez quelques moments sympas, mais ne vous attendez pas à une claque cinématographique ou à la fraîcheur de Prey. Pour moi, c'est regardable, mais oubliable.