Cairn est l'un des jeux les plus proches de la perfection auxquels j'ai joué.
L'expérience de l'escalade est d'une justesse absolue, toute personne ayant fait de l'escalade au moins une fois dans sa vie le verra. Il faut choisir le membre à déplacer et l'endroit où le poser avec précaution et chaque mouvement est une source de stress énorme car la chute est toujours proche. Même avant de commencer à grimper, il faut choisir par où commencer et anticiper le trajet qui nous paraît être le plus facile.
Je ne suis pas fan de survie en général mais là je trouve que les mécaniques ont un vrai sens. Non seulement elles rajoutent du stress lors de l'ascension mais en plus elles nous obligent parfois à nous arrêter de monter et à explorer la falaise pour trouver des ressources. Il m'est même arrivé de devoir redescendre pour refaire le plein de vivres afin de pouvoir continuer ma montée.
Bon, le système de cuisine n'est pas extra. Comme dans Breath of the Wild, plutôt que d'essayer plein de combinaisons d'ingrédients pour obtenir différents effets, on peut juste se contenter de cuire les ingrédients qui rendent le plus de faim et ça suffit largement pour terminer le jeu. Le seul moment on l'on est obligé de réfléchir un peu plus à ce que l'on cuisine est lorsque l'on arrive en haut de la montagne et qu'il faut faire aussi attention à sa température corporelle.
Point bonus pour le scénario qui n'est pas envahissant et est à l'échelle de notre personnage. Pas de grands enjeux intergalactiques, on grimpe pour nous et c'est tout. C'est d'ailleurs assez rafraîchissant de jouer un personnage antipathique et égoïste dans un jeu vidéo, milieu dans lequel on nous offre plutôt des personnages principaux vides d'émotions auxquels on peut facilement s'identifier. Cela traduit encore de la justesse du jeu car c'est exactement le genre de personnage que l'on s'imagine tenterait une ascension potentiellement mortelle en vrai. Ce qui ne nous empêche pas de la comprendre.
Bref, j'aurais bien pu y jouer 20h de plus.