Une anthologie très aléatoire des critiques publiées sur Senscritique, mais surtout pas un palmarès

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252 films

par pphf

Pourquoi une anthologie ?
Parce que, non seulement par la qualité, mais surtout par l'extrême diversité des critiques (liées à la multiplication totalement ouverte des senscritiqueurs), certaines, restons modestes, aboutissent à de véritables propositions, non seulement critiques mais encore esthétiques - et leur juxtaposition, largement aléatoire, peut finir par constituer un très bel objet - à goûter en tant que tel et non plus dans la seule perspective "pratique" du film à voir, à ne pas voir, à partager ou à transformer en objet de polémique.

Un palmarès ?
L'hypothèse est aussi absurde que désagréable. parce qu'il ne s'agit pas d'une compétition, parce que l'extrême variété des propositions interdit le plus souvent toute manière de comparaison, parce que leur quantité interdit, certes, de tout lire et impose de laisser en plan nombre de réelles pépites. Et parce qu'il restera toujours l'arbitraire de celui qui choisit - en puisant "logiquement" de préférence dans le vivier de ses références régulières (ici ses "éclaireurs" qui seront toujours nécessairement privilégiés.)

Une méthode ?
... Qui permette de résoudre cette double contradiction : un choix mais pas un palmarès;

- tout d'abord à travers le choix des films qui seront retenus, toujours sur le même critère, mais sans relation immédiate et a priori avec les contenus des critiques. J'ai opté pour la "solution" suivante : je retiens tous (c'est déjà conséquent) les films que j'ai moi-même critiqués (en excluant a priori, évidence, mes propres critiques). Cela évite déjà toute manière de palmarès absolu : puisque des critiques en nombre et particulièrement remarquables porteront évidemment sur bien d'autres films.- j'en ai un certain nombre en tête mais ce n'est pas, précisément, la liste pour les citer.

- l'ordre retenu reposera sur la chronologie de ces critiques de films : en alternant systématiquement entre les critiques les plus anciennes et les critiques les plus récentes (aucune relation avec les contenus des films ni l'identité des senscritiqueurs), avec par contre la possibilité d'ouvrir la lecture de crtiques plus anciennes, écrites par des senscritiqueurs qui aujourd'hui écrivent moins.

- la tâche peut sembler énorme : cela dit, j'ai régulièrement lu plusieurs des critiques des films dont je proposais une critique, les avais gardées (parfois vaguement mais sûrement) en mémoire et parfois citées à l'intérieur de mes propres critiques. Cela suppose aussi que je n'ai pas lu toutes les critiques proposées pour chaque film (!!!), parfois même très peu et renforce donc le caractère aléatoire et même arbitraire de l'anthologie.

- Avec évidemment des citations plus fréquentes de mes éclaireurs, mais pas seulement loin de là - et même parfois (et à plusieurs reprises) d'autres auteurs que je n'avais jusqu'alors pas spécialement remarqués.

- Le principe de base est de ne retenir qu'une critique par film. mais j'en proposerai deux (peut-être trois, très exceptionnellement), lorque plusieurs critiques m'auront particulièrement plu - et surtout quand elles développent des points de vue très opposés (on peut évidemment liker une critique avec laquelle on est en plein désaccord, si son argumentation est très intéressante, son écriture brillante, son accroche originale ...)

- Pour chaque film et chaque critique retenus, je prendrai soin de citer un bref extrait qui me semblera à la fois intéressant et révélateur du style de la critique, de son angle.

- Je n'ai exclu de la "sélection" que les films pour lesquels j'étais le seul à avoir proposé une critique - le choix potentiel était parfois énorme (des centaines de critiques), parfois très limité - ce qui peut contribuer aussi parfois à des écarts qualitatifs - ce qui rend encore plus aléatoire et positif à mon avis le choix anthologique.

- certains auteurs reviendront à plusieurs reprises - parce qu'ils me semblent assez incontournables (mais ce n'est que mon choix), parfois aussi parce que certains proposent, souvent en exclusivité, des critiques sur des films (dates, genres) spécifiques. cela dit, j'ai tenté aussi de privilégier la diversité des auteurs et donc éviter (parfois injustement) de reprendre les critiques d'un même auteur - quitte à sacrifier aussi de très beaux objets.

Cet essai a évidemment pour but de faire découvrir les critiques, les auteurs et bien sûr les films retenus. C'est la diversité qui assure la qualité de l'ensemble : critiques savantes (mais pas absconses), poétiques (jusqu'au haïku), sarcastiques, émouvantes, empathiques, violentes, totalement décalées ou déconnantes, angles d'attaqe originaux et brillants ... ; l'écriture est évidemment essentielle :récits de vie, stands up, essais de langage (du langage argotique à la poésie pure), exercices de styles, jeux avec les mots et surtout accord, harmonie entre l'écriture du film et celle de la critique. Donc, rien du palmarès.

Plusieurs listes, de qualité, et avec des angles aussi divers qu'intéressants :
"Exercices de style" : http://www.senscritique.com/liste/Exercices_de_style_films/79417(excellent) - (Socrate)
"Films à revoir" - http://www.senscritique.com/liste/Films_a_revoir_pour_pouvoir_les_noter/157830 (avec la plus belle des intentions : les critiques citées pour revoir les fils critiqués) - (Electron)
"Les critiques qui décapent) : http://www.senscritique.com/liste/Les_critiques_de_films_qui_decapent/546177 (Veather)
"parfois plus amusantes que les films" : http://www.senscritique.com/liste/Les_critiques_sont_parfois_plus_amusantes_que_le_film/520329 (veather)
"mes éclaireurs ont du talent" - http://www.senscritique.com/liste/Morceaux_choisis_d_un_illumine_mes_eclaireurs_ont_du_talent/270455 (Gothic)
"les meilleurs critiques de ciné" - http://www.senscritique.com/liste/Les_meilleures_critiques_cine_de_SC/306727 (Isaak)
"critiques éclairantes" - http://www.senscritique.com/liste/Critiques_eclairantes/236256 (Kowalski)
... Et la fameuse coupe Senscritique, passionnante par son côté contrainte : le choix imposé du film à critiquer. la limite de l'exercice, très intéressant, était précisément le risque d'adopter un style, un ton, un angle de "compétition" et d'arriver (parfois) à un modèle de critique un peu appauvri. http://www.senscritique.com/liste/LA_COUPE_SENSCRITIQUE_1ere_edition/405176

Et enfin l'occasion d'un hommage au très beau périodique en ligne créé par Mrs Chan (où sont invités plusieurs senscritiqueurs "éminents) :
http://issuu.com/homecinema-fr.com
Comme une belle anthologie enrichie de semaine en semaine ...

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  • 1
    Bande-annonce

    American Beauty (1999)

    2 h 02 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sam Mendes avec Kevin Spacey, Annette Bening, Thora Birch

    Mlle Nana

    Une des toutes premières critiques que j'ai lues (et appréciées) sur SC - un très beau plaidoyer pour son film préféré.
    http://www.senscritique.com/film/American_Beauty/critique/6084707

    "Avec le blanc, le bleu, mais surtout le rouge, omniprésent dans le film, grâce aux roses que l'on retrouve un peu partout (même sur l'affiche), comme un symbole de la passion, du désir, de la fureur de vivre... Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si au début du film, Annette Bening, dans son rôle de femme castratrice, coupe les roses pour les mettre en vase. Comme pour tout contrôler. A l'inverse, lorsque Lester se laisse aller à ses fantasmes, il est assailli par une pluie de pétales rouges."
  • 2
    Bande-annonce

    Birdman (2014)

    Birdman or (The Unexpected Virtue of Ignorance)

    1 h 59 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Alejandro González Inárritu avec Michael Keaton, Zach Galifianakis, Edward Norton

    Gothic et Mymp

    Deux critiques pour ce film clivant,
    Gothic, pour la performance (une critique en plan-séquences avec cuts bien masqués).
    http://www.senscritique.com/film/Birdman/critique/34966380

    "Alejandro propose une subtile mise en abyme du cinéma sous toutes ses formes, ainsi qu'un élégant jeu de miroirs entre la vie de l'ancien interprète de Batman, et cet ersatz de super héros, au point de questionner le spectateur sur ses attentes, sur la place qu'il accorde à un acteur, sur l'héritage culturel et artistique de ce dernier par le recours à un habile dosage entre premier et second degré: en effet, "Birdman" propose aussi bien une critique acerbe qu'une apologie du cinéma de divertissement, même si le tout manque parfois de nuance, voir la critique "binaire" du New York Times, la bête et méchante Tabitha, campée par Lindsay "Servilia" Duncan en mode tout blanc ou tout noir...question de teintes, qui m'amène à la photographie, juste sublime, et nous permet de profiter de moments surréalistes (j'aime particulièrement l'échappée dans Times Square), une musique aux tons jazzy (pas le rappeur) complétant le tableau enchanteur, pour peu que l'on adhère à la séquence," (...)

    Mymp, pour son analyse imparable (comme presque toujours) -même si je ne suis pas d'accord ...
    http://www.senscritique.com/film/Birdman/critique/45412040

    "L'imbrication des temporalités, des réels et des points de vue, ce cadre qui bouge et qui tournoie, n’amènent rien de substantiel au récit, au contraire, sinon singer ce flux ininterrompu propre à l’exercice théâtral et cette soi-disant proximité avec l’effervescence de la vie, chienne de vie. Birdman en fait, c’est du Lelouch en mode hype. Iñárritu, c’est du Paul Thomas Anderson en mode low. Pour donner de quoi sustenter sa caméra véloce et tenir deux heures avec une intrigue rudimentaire (mon ego souffre, ma fille fume des pétards, mon ex me fait la morale, mon agent me fait les gros yeux…), Iñárritu meuble comme il peut.

    Il charge, il entasse : un baiser lesbien, une sortie en slip sur Times Square, un peu d’action délirante, beaucoup d’inconsistance… Au passage, il en profite pour gentiment dézinguer le monde du showbiz avec name dropping à la clé et charge éculée contre les méchants critiques ..."
  • 3

    Mahler (1974)

    1 h 55 min. Sortie : . Musique et biopic.

    Film de Ken Russell avec Robert Powell, Georgina Hale, Lee Montague

    KingRabbit

    http://www.senscritique.com/film/Mahler/critique/20424907

    "Le déroulement de l'histoire est à la fois très simple et subtil.
    Tout se passe dans ce train qui s'arrête de station en station pour ramener Mahler à Vienne, et les différents flash-backs, rêveries émaillant tout son trajet sont amenés avec finesse, pire parfois même le film nous embarque même dans un souvenir à l'intérieur d'un souvenir, mise en abîme dans des mondes intérieurs toujours réussie avec brio.

    Enfin les différentes scènes sont très variées, parfois touchantes, parfois drôles, parfois grotesques, parfois totalement what the fuck (la scène de la conversion)."
  • 4

    Salo ou les 120 journées de Sodome (1975)

    Salò o le 120 giornate di Sodoma

    1 h 57 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Paolo Bonacelli, Giorgio Cataldi, Umberto Paolo Quintavalle

    Impétueux

    (Avec un changement de note inédit sur SC, un passage de 1 à 10, pour que la note corresponde à l'analyse effective du film et non au ressenti immédiat)

    http://www.senscritique.com/film/Salo_ou_les_120_journees_de_Sodome/critique/16800315

    "J'avais primitivement mis 1 à "Salo" ; la chose eût-elle été possible, j'aurais mis 0. Et pourtant c'est un film exceptionnel, qui hante l'esprit des années et des années après qu'on l'a vu et qui obsède d'être revu."

    La critique originelle commençait ainsi :

    "Ce" Salo" est un film immonde et dégradant. Dégradant pour ceux qui l’ont conçu et réalisé, dégradant pour les adolescents qui l’ont tourné (imagine-t-on qu’il y a des parents qui ont accepté que leurs fils et leurs filles puissent s’abîmer à tourner ça pour une poignée de lires ?), dégradant pour le spectateur qui n’en sort pas indemne."
  • 5

    The Baby of Mâcon (1993)

    2 h 02 min. Sortie : . Drame.

    Film de Peter Greenaway avec Jonathan Lacey, Don Henderson, Jeff Nuttal

    -IgoR- et Limguela

    Deux critiques très complémentaires :

    -IgoR-
    http://www.senscritique.com/film/The_Baby_of_Macon/critique/33417436

    "Prompt à brouiller les pistes, à mélanger les genres comme les arts, Greenaway choisit - pari scénaristique osé - de filmer la première d'une étrange troupe théâtrale. Une distance immédiate s'impose entre le spectateur et le sujet, ceux-ci étant désormais séparés par l'écran ET par la scène. C'est donc circonspect que l'on assiste aux premières interventions des acteurs/comédiens, peu concernés que nous sommes par les frasques de cette cour des miracles débridée.
    Mais cette trompeuse impression de sécurité est un artifice des plus fourbes. Car si Greenaway a érigé de telles barrières, c'est pour mieux les abattre."

    Limguela
    http://www.senscritique.com/film/The_Baby_of_Macon/critique/24685345
    (la critique a disparu avec le premier départ de Limguela. Reste ce fragment.)

    "Pour moi, le meilleur film de Greenaway, le plus dérangeant, le plus fou, le plus complexe, le plus incompréhensible (et c'est pas toujours un compliment). Toujours aussi dérangeant, troublant, après un second visionnage, même en connaissant le procédé. L'ivresse de la mise en abîme..."
  • 6

    Madame de... (1953)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Max Ophüls avec Charles Boyer, Danielle Darrieux, Vittorio De Sica

    Obstiné

    http://www.senscritique.com/film/Madame_de/critique/13460814

    "À l’image de La Ronde, il y a dans ce film quelque chose de la vague qui s’amplifie, du tourbillon. Les traits du comte se durcissent, le baron devient grave, la comtesse devient triste. Au fur et à mesure que les boucles d’oreilles s’échangent, s’imposent à l’image, les personnages gagnent en vérité et en solennité.

    Boucles de mariage, boucles d’adultère, boucles d’amour, boucles d’adultère, boucles de mort."
  • 7
    Bande-annonce

    Le Retour (1978)

    Coming Home

    2 h 06 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Hal Ashby avec Jane Fonda, Jon Voight, Bruce Dern

    Nicolas Collombon

    http://www.senscritique.com/film/Le_Retour/critique/42799116

    "Jane Fonda m'a beaucoup étonnée tant elle respire la bonté, l'intégrité, la fragilité et la force à la fois. Et pourtant au début du film je la trouvais tellement laide et maquillée que je me demandais comment le réalisateur avait pu miser sur cette beauf. (...) Je l'ai trouvé belle."
  • 8
    Bande-annonce

    Sauve qui peut (la vie) (1980)

    1 h 24 min. Sortie : 1980. Drame.

    Film de Jean-Luc Godard avec Isabelle Huppert, Jacques Dutronc, Nathalie Baye

    Mr Orange

    Synthétique et juste.
    http://www.senscritique.com/film/Sauve_qui_peut_la_vie/critique/45914524

    "La renaissance du cinéaste donc, selon Godard lui-même. Et beau retour aux sources, c'est moins abscons même si c'est toujours aussi inintelligible sur le plan sonore, moins pop aussi, mais étonnamment cruel et puissant, subversif, incroyablement cru (la partie "Commerce", certainement un monument du trash et de la perversion pour l'époque, surtout avec cette mise en scène sexuelle à quatre...)"
  • 9

    L'Homme invisible (1933)

    The Invisible Man

    1 h 11 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de James Whale avec Claude Rains, Gloria Stuart, William Harrigan

    Djee VanCleef

    Sobre ...
    http://www.senscritique.com/film/L_Homme_invisible/critique/17351862


    "Quoi d'autre que son talent, pour expliquer que ce film, 80 ans après, étonne et subjugue toujours autant.

    Un film beau. Drôle.

    Triste. Un peu comme moi, un soir d'été, quand la fontaine s'assèche et que les Mojitos ne coulent plus à flot."
  • 10
    Bande-annonce

    It Follows (2014)

    1 h 40 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de David Robert Mitchell avec Maika Monroe, Keir Gilchrist, Olivia Luccardi

    Mymp

    http://www.senscritique.com/film/It_Follows/critique/46545645
    (à nouveau en complet désaccord et pas loin d'être convaincu).

    (Cette sorte de fatalité) "évoque aussi un puritanisme propre à cette Amérique rétrograde, davantage mal à l’aise sur la question de la sexualité que sur celle des armes et de la violence. David Robert Mitchell ne prône ni l’abstinence ni un odieux retour au rigorisme ni une éventuelle injonction morale, mais cherche au contraire à envisager l’acte comme une métaphore sur l’incertitude de l’existence (parvenir à repousser la mort en jouissant de chaque jour), le sexe étant tout aussi létal qu’il est salvateur. Un magma charnel et émotionnel qui provoque et qui vous suit ("L’amour physique est sans issue", chantait Gainsbourg). Qui hante, littéralement."
  • 11
    Bande-annonce

    La Ballade de Narayama (1983)

    Narayama bushikō

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Shôhei Imamura avec Ken Ogata, Sumiko Sakamoto, Tonpei Hidari

    Gérard_Rocher

    http://www.senscritique.com/film/La_Ballade_de_Narayama/critique/22108251

    "ll est certain que Shohei Imamoura a voulu par cette oeuvre viser le Japon moderne, fer de lance de cette société déshumanisée. Doit-on le suivre à fond dans sa pensée? Personnellement, je ne le pense pas et je serai plus mesuré, mais le metteur en scène japonais est un écorché vif, il a voulu nous adresser un message fort et il y est parvenu. Son film est splendide, émouvant et envoûtant. En plus de son caractère accusateur, il ouvre un passionnant et utile débat sur notre propre avenir."
  • 12
    Bande-annonce

    À propos de Nice (1930)

    23 min. Sortie : . Muet.

    Court-métrage de Jean Vigo

    Guyness

    (ou comment ne pas regarder le film après pareil descriptif ?)
    http://www.senscritique.com/film/A_propos_de_Nice/critique/7202029

    "Alors, si en 23 minutes, ça vous dit de voir des statues de carnaval, une dame surgie d'un dessin de Dubout, des militaires, une dame toute nue, des rombières magnifiques, des gens qui jouent aux boules, d'autres qui jouent à une variante de "pierre-ciseaux-cailloux", des jambes, des cirages de chaussures, des plans aériens, des danseuses à la jambe légère, des coureurs automobiles, des amateurs de siestes, des autruches, des défilés, des cimetières, des palmiers, des clients de terrasses alanguis, des grooms et biens d'autres personnages délirants encore, le tout superbement ambiances par Marc Peronne, foncez !"
  • 13
    Bande-annonce

    Ali Baba et les 40 Voleurs (1954)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie, fantastique et romance.

    Film de Jacques Becker avec Fernandel, Samia Gamal, Dieter Borsche

    Impétueux

    http://www.senscritique.com/film/Ali_Baba_et_les_40_Voleurs/critique/16870376

    "Fernandel mis à part, ou canalisé, si l’on veut, il y a plein de bonnes choses dans Ali Baba, ne serait-ce que certaines férocités qui ne passeraient désormais plus dans notre époque constipée du politiquement correct : la veulerie du père (Edouard Delmont) de la belle Morgiane (Samia Gamal, star de la danse égyptienne de l’époque), qui vend sa fille sur un marché d’esclaves, la nocivité de Kassim (Henri Vilbert), maître d’Ali, violent, pervers, cruel, la sanglante bataille pendant le festin des noces, où l’on s’étripe à qui mieux-mieux…"
  • 14
    Bande-annonce

    Whiplash (2014)

    1 h 47 min. Sortie : . Drame.

    Film de Damien Chazelle avec Miles Teller, J.K. Simmons, Melissa Benoist

    Kalopani

    Une analyse imparable, complète, parfaitement écrite - avec laquelle je suis parfaitement en accord.
    http://www.senscritique.com/film/Whiplash/critique/46536486

    "Coup de fouet ! Le titre paraît approprié si l'on voit "Whiplash" comme l'éloge de la performance physique comme gage de réussite sociale. Finalement, Chazelle ne se montre guère original et ne fait que reprendre la trame, très classique, du film d'apprentissage. Un jeune homme, Andrew, qui a tout du gentil loser, va s'élever dans la société en apprenant à être un gagnant, à la dure forcément. L'intrigue va suivre ainsi un schéma préétablit à l'avance et connu de tous : l'apprentissage difficile, le faux espoir, "l'échec, la rébellion avant la consécration. "Whiplash" n'est qu'une nouvelle success story à l'américaine comme on en a vu beaucoup par le passé ; on comprend donc que l'univers du jazz n'est qu’accessoire,
  • 15
    Bande-annonce

    À bord du Darjeeling Limited (2007)

    The Darjeeling Limited

    1 h 31 min. Sortie : . Aventure, comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Owen Wilson, Adrien Brody, Jason Schwartzman

    Veather

    (incontournable pour Wes Anderson)
    http://www.senscritique.com/film/A_bord_du_Darjeeling_Limited/critique/35803327

    "J'insère le Blu-ray dans le lecteur et je lance la version complète, comprenant le court-métrage « Hôtel Chevalier » en première partie. Je l'avais déjà vu sur internet, mais ça on s'en contrefout. Vous êtes maintenant connectés à mon cerveau. Nous ne faisons plus qu'un, cher lecteur, chère lectrice. C'est comme si on faisait l'amour, mais sans le plaisir charnel.

    « Natalie Portman nue. Je sens d'emblée que je vais adorer ce film, quelle esthétique !

    Bill Murray qui court. Je sens que je vais aimer ce film.

    Adrien Brody qui court au ralenti. Et cette musique... Ça y est, Wes m'a embarqué dans son film en même temps qu'Adrien dans le train. Il n'aura pas fallu longtemps."
  • 16
    Bande-annonce

    Entr'acte (1924)

    21 min. Sortie : . Muet et expérimental.

    Court-métrage de René Clair avec Jean Borlin, Inge Frïss, Francis Picabia

    Takeshi29

    Synthétique et imparable.
    http://www.senscritique.com/film/Entr_acte/critique/13379026

    "A qui doit-on ces 18 minutes d'une modernité absolue ? A trois sacripants dadaïstes qui font les malins avec un canon sur le toit d'un immeuble dans la scène d'ouverture de ce film incroyable.

    L'alliance entre Satie (à la bande-son), Picabia (au scénario) et René Clair (à la mise en scène) est tout simplement explosive et accouche d'un film surréaliste qui démontre que le mot "liberté" avait un sens à l'époque."
  • 17

    Jaguar (1967)

    1 h 30 min.

    Documentaire de Jean Rouch

    Moizi

    http://www.senscritique.com/film/Jaguar/critique/41625964

    "Du coup je suis totalement mitigé. D'un côté j'aime le sujet, la réflexion de Rouch, le voyage... Mais de l'autre, ce voyage je l'ai fait avec des gens qui ne voulaient pas se taire et qui hurlaient dans les aigus tout le temps..."
  • 18
    Bande-annonce

    In the Mood for Love (2000)

    Fa yeung nin wa

    1 h 38 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Wong Kar-Wai avec Tony Leung Chiu-Wai, Maggie Cheung, Rebecca Pan

    Mrs Chan

    Des bribes d'essentiel.
    http://www.senscritique.com/film/In_the_Mood_for_Love/critique/8201190

    "Au travers d'une réalisation élégante et d'images d'une extrême beauté, presque irréelle, Wong Kar Waï s'impose ici comme un maître de la musicalité.
    Les ralentis fabuleux sur la démarche féline de Mrs Chan, les cadrages serrés sur son long cou gracieux, le travail éblouissant des couleurs, la subtile correspondance des costumes aux décors, les violons mélancoliques de Shigeru Umebayashi, sont comme les notes d'une mélodie aux accents douloureux."
  • 19
    Bande-annonce

    Jeremiah Johnson (1972)

    1 h 50 min. Sortie : . Western.

    Film de Sydney Pollack avec Robert Redford, Will Geer, Delle Bolton

    Sergent Pepper

    http://www.senscritique.com/film/Jeremiah_Johnson/critique/30213076

    "Le parti pris du film a depuis le début été celui du silence : dans la nature, c’est surtout avec lui qu’il faut composer. Redford, d’un mutisme habité, pose avec Pollack un regard admiratif et d’une sagesse croissante sur le monde qui l’accueille. Mais la sérénité à laquelle il aspire a tout d’une utopie. De la même façon que le solipsisme ne fonctionnait pas dans Into the Wild, l’équilibre de la nature repose aussi sur l’affrontement et la violence. La valse de mort qui clôt le film, à la fois brutale et détachée, car traitée sur le mode du sommaire, achève la métamorphose de l’homme en animal, les sens aux aguets, faisant sienne des lois dénuées de tout sentimentalisme."
  • 20
    Bande-annonce

    Local Hero (1983)

    1 h 51 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Bill Forsyth avec Burt Lancaster, Peter Riegert, Fulton Mackay

    Fatpooper

    http://www.senscritique.com/film/Local_Hero/critique/34930810



    "Mon rêve est d'un jour voir une aurore boréale en vrai. J'espère qu'un jour j'aurai l'occasion. En attendant il me faudrait trouver un job, gagner un peu d'argent, économiser... On ne sait jamais ce que la vie peut réserver. Mais j'espère vraiment qu'avant de mourir à 62 ans, je verrai une aurore boréale briller de mille feux.

    "Local Hero" a tout pour me plaire. La narration épurée, lente, laissant place à des personnages, drôle et triste a eu raison de moi."
  • 21

    Le Mystère de la chambre jaune (1930)

    1 h 48 min. Sortie : . Policier.

    Film de Marcel L'Herbier avec Huguette Duflos, Marcel Vibert, Roland Toutain

    Greenwich

    http://www.senscritique.com/film/Le_Mystere_de_la_chambre_jaune/critique/38863898

    "Rouletabille fait un peu penser à Tintin ... Le jeu des acteurs est un peu mou et surtout théâtral. Heureusement le jeune Roland Toutain qui interprète Rouletabille amène beaucoup de vitalité."
  • 22

    Et vogue le navire... (1983)

    E la nave va

    2 h 08 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Peter Cellier, Elisa Mainardi, Norma West

    Mr Orange

    http://www.senscritique.com/film/Et_vogue_le_navire/critique/35382830

    "Il s'agit aussi d'un poème d'amour destiné au Cinéma, digne testament précoce rempli d'espoir d'un artiste bien trop sage pour se larmoyer devant la mort. C'est l'évolution même du 7ème Art que l'on suit : le noir et blanc, le sépia, le muet, la parole... Le générique, les caméras apparaissent. Et le cinéaste reste fidèle à lui-même, jusqu'au bout, avec une scène finale absurde et bouffonne qui nous rappelle que la flamme du cinéaste n'est pas encore éteinte, et ne s'éteindra probablement jamais."
  • 23
    Bande-annonce

    Apocalypse Now (1979)

    2 h 33 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Francis Ford Coppola avec Marlon Brando, Martin Sheen, Robert Duvall

    Djee VanCleef

    http://www.senscritique.com/film/Apocalypse_Now/critique/17327675

    "Oubliée cette putain d'Amérique.

    Ma gourde pleine de gazoline pour pas rouiller.
    Sur la coquille, je dégouline, et mon périple vers le néant prend fin alors que je m’apprête à contempler les ténèbres. À les regarder droit dans les yeux.
    Rencontrer l'indicible, ce fou sanguinaire, ce mégalomane.
    Ëtre abasourdi et naître une troisième fois.

    Aujourd'hui, je suis d'ici."
  • 24
    Bande-annonce

    Passion (1982)

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean-Luc Godard avec Isabelle Huppert, Hanna Schygulla, Michel Piccoli

    Jeffrey Beaumont

    Je ne suis pas vraiment d'accord. Même si ce n'est pas faux ...
    http://www.senscritique.com/film/Passion/critique/25208962

    "Piccoli passe son temps à tousser. Anna Schygulla a s'apprivoiser en n'osant pas se regarder et Jerzy, réal polonais en crise entre deux femmes, entre deux vies, figure le cinéaste aux prises avec un film qui ne se fait pas (ou difficilement). Bande son mixée, (parfois beaux) dialogues décalés par rapport aux images, tout cela vire rapidement à l'expérimentation et surtout à l'abscons."
  • 25
    Bande-annonce

    Nashville (1975)

    2 h 35 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Robert Altman avec Géraldine Chaplin, Ned Beatty, Keith Carradine

    Hameçon

    http://www.senscritique.com/film/Nashville/critique/7190921

    "L'occasion pour Altman de livrer sa vision de l'Amérique post-Kennedy. Altman est assez grinçant dans sa description de Nashville et de l'Amérique en général. Pourtant, il ne se départit pas d'une certaine tendresse et il y a une certaine grandeur dans ces personnages perdus et un peu minables."
  • 26
    Bande-annonce

    La Mouche (1986)

    The Fly

    1 h 36 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de David Cronenberg avec Jeff Goldblum, Geena Davis, John Getz

    Zombiraptor

    Incontournable.
    http://www.senscritique.com/film/La_Mouche/critique/18587497

    "Il fait de cette lie de viande frissonnante de soubresauts un petit épanouissement personnel, aussi ludique que cynique. Le film empoigne, prend aux tripes, fait rire et sursauter, et même, dans un moment d'égarement, touche sincèrement dans son ignoble sensualité. Un échange de regards aussi prenants que délicieusement hideux entre une Geena Davis toujours radieuse et un Jeff Goldblum taillant l'un de ses deux plus grands rôles dans cette mouche géante et tellement fascinante.

    En tout cas il n'y a rien de plus jouissif au ciné que d'entendre une salle exprimer son dégoût, son amusement, sursauter puis rire de sa propre réaction et se complaisant dans une grande satisfaction commune, comme réalisant de concert que putain, on a jamais vraiment fait mieux dans le genre depuis..."
  • 27
    Bande-annonce

    La Taupe (2011)

    Tinker Tailor Soldier Spy

    2 h 07 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Tomas Alfredson avec Gary Oldman, Tom Hardy, Colin Firth

    Dale Cooper

    http://www.senscritique.com/film/La_Taupe/critique/8560601

    On repensera alors à ce fameux travelling arrière sur Smiley examinant un tableau abstrait lors du générique de début comme une parfaite profession de foi.
    De la confusion du départ, Smiley devra creuser en lui-même pour accéder à la vérité. D'abord, il est incapable d'envisager le tableau pour autre chose qu'une trace de l'infidélité humiliante de sa femme. Progressivement, il va éclaircir le brouillard de la frustration, de la rancœur et la jalousie.
  • 28

    Brewster McCloud (1970)

    1 h 45 min. Sortie : . Fantastique et comédie.

    Film de Robert Altman avec Bud Cort, Sally Kellerman, Michael Murphy

    Homlett

    http://www.senscritique.com/film/Brewster_Mc_Cloud/critique/36246757

    "Mais tout ça cache une mise en distanciation à mon avis très calculée (dont je vous avoue ne pas avoir encore découvert le résultat exact). Dès l'ouverture du film par exemple, la chanteuse de l'hymne national râle pour une histoire de ton et demande à recommencer. L'orchestre et les choristes s'exécutent, mais le film aussi en recommençant les titrages. Une blague, mais pas que. Pareil sur la fin (...)"
  • 29
    Bande-annonce

    Pat Garrett et Billy le Kid (1973)

    Pat Garrett & Billy the Kid

    2 h 02 min. Sortie : . Drame, historique et western.

    Film de Sam Peckinpah avec James Coburn, Kris Kristofferson, Richard Jaeckel

    Séances de cinéma (1 salle)
    Kalopani

    http://www.senscritique.com/film/Pat_Garrett_et_Billy_le_Kid/critique/23804597

    "Chantre du western pur et dur mais également homme de son temps, Peckinpah rend compte de cette fin des époques, de cette fin des légendes et des utopies dans son film "Pat Garrett et Billy le Kid". Le parallèle s'y prête bien, car au fond les Etats-Unis des années soixante-dix se retrouvent dans une position similaire à celle qu'ils ont connue autrefois; une période qui vit la fin du far west sauvage et de son idéologie romantique au profit d'une société politisée et capitaliste. Les riches propriétaires prennent le pouvoir et dictent leurs actions aux politiciens, le barbelé qui s'étend sur les plaines devient le symbole de la fin de l'esprit libertaire. Plus rien ne sera comme avant, l'ouest sauvage n'est plus et l'Amérique n'a plus besoin de ses héros d'autrefois."
  • 30

    Vive les femmes ! (1983)

    1 h 27 min. Comédie.

    Film de Claude Confortès avec Michele Brousse, Georges Beller, Pauline Lafont

    Ded

    http://www.senscritique.com/film/Vive_les_femmes/critique/20599579
    Pour le plaisir de mettre une critique positive (et assumée comme telle) pour un nanar pur jus - et en même temps un hommage à la BD culte de Reiser.

    " Je sais très bien que c'est un nanard Français, où la majeure parti de l'histoire tourne autour du sexe et des relations femme/homme (ou homme/femme c'est vous qui voyez)! Poutant voilà, y'a des mises en situation, des répliques qui sont pour moi cultes, et ça, ça ne se discute pas!"